Okapi de Montiège.
Le jour de notre première fois, je m'en souviens encore. Cette appréhension due à tes coups de folie, puis ce bonheur. Notre premier cours de saut, posée sur ton dos je ne te servais à rien, le cul dans la selle j'attendais, tout étais parfait. Tu étais parfait. Toi, ce petit poney connemara de 7 ans, ce petit poney gris que l'on surnommera Kirikou. Les jours, les semaines puis les mois sont passés. Et petit à petit, cette confiance que t'avais fini par m'accorder. Chaque vendredi c'était ton nom que je voyais inscrit en face du mien, tu ne peux pas savoir la joie que je ressentais à ces instants. La fois où on a sauté le tronc tous les deux, personnes ne croyait que tu en serais capable, et pourtant, tout étais parfait. Et puis ce concours interne, tout le monde me traitait de folle, que tu ne valait rien. Mais tu voulais bien faire, réussir à faire plaisir à ta cavalière, et tu as réussi. Ce sans-fautes, et cette 5eme place. Notre dernier concour, je m'en rapelle, Toi et Elle, engagés sur une club 3 assez dure, personne n'y croyait et pourtant. Encore une fois, tout à été parfait. Et puis, ce mardi 3 novembre, cette phrase résonne encore dans ma tête :
" Marlou, dis Adieu à Kirikou, désolé. ".
Pourtant depuis le début je savais que c'était pour une durée limitée, que le Nous n'était pas prévu sur la durée, mais les larmes ont quand même coulées. J'ai voulu garder espoir jusqu'au bout, jusqu'au bout de cette route où j'ai compris que le van dans lequel tu étais reviendrait, mais sans toi. Sois heureux dans ta nouvelle maison, car tu étais, est et resteras à jamais mon plus beau souvenir. On se reverra, je te l'ai promis ce fameux mardi, il était 15 h 48, et pour la dernière fois je croisais ton regard, tu sais ce regard qui m'a fait vivre durant 7 mois, et 8 jours.
Mon Choukinou', Je T'Aime tant.